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EN SAVOIR PLUSSUR LE VERGER DE JUTIGNY
LE VERGER DE JUTIGNY
descritpif par Bernard Vincent



Le verger de Jutigny , sa situation et ses possibilités

Le verger est situé à Jutigny commune à l’est de la Seine et Marne .Il a été planté en 1986 et complété en 2001 et 2004 . pour atteindre 4.5 ha aujourd’hui . C est une petite taille pour le métier car certains vergers dépassent les 100 ha mais cela m’occupe déjà beaucoup car je vends tout au détail .
3 ha de pommes en 15 variétés principales 1 ha de poires en 5 variétés ,0.5 ha cerises et prunes diverses, et un peu de fruits rouges .
La culture n est pas agréé BIO mais s’en rapproche beaucoup. Il manque encore quelques solutions pour y passer complètement ce qui est un objectif dans les 2 ou 3 ans à venir.
Depuis le début de l’implantation, il est suivi en production intégrée c'est-à-dire que les interventions sont réalisées en fonction d’observation et de seuil de nuisance dépassé. Par exemple, je tolère le présence de chenilles défolliatrices et les détruits quand elle dépassent les bornes. En verger conventionnel le producteur à qui la grande distribution demande des fruits parfaits tire sur tout ce qui bouge en fonction d’un catalogue de produits (ce qui l’amène à beaucoup passer)
Ainsi le verger est enherbé sur ¾ de la surface pour limiter les désherbants (1/4 de dose )
L’engrais est apporté en fonction du besoin d’équilibre de l’arbre et non pour augmenter le rendement.
Des typhlodromes (mini acariens zoophages) ont été introduits et entretenus pour lutter contre les acariens rouges qui affaiblissent les arbres (je n’ai plus besoin de les traiter maintenant). Des nichoirs hébergent des crysopes dévoreurs de pucerons ainsi que des nichoirs à mésanges (sans sucés d’ailleurs). Le ver de la pomme (le plus gros pb d un fruitier) n est plus traité chimiquement. Il est réduit grâce à la confusion sexuelle, méthode qui consiste à accrocher des diffuseurs de phéromones femelles ce qui déroute les papillons mâles.
Contre les pucerons j’essaie depuis deux ans de pulvériser de l’argile calcinée sur les arbres qui empêche les fondatrices de se reproduire (le succès moyen m’amène encore à utiliser des insecticides végétaux (pas forcément bons et efficaces) voire un chimique si catastrophe possible .
Le problème non résolu est la tavelure, maladie qui peut anéantir une récolte si elle s’installe au printemps pluvieux (assez fréquent chez nous) L’emploi du cuivre et du souffre est autorisé en culture bio mais doit être utilisé en préventif car ne peut guérir d’une contamination. Il y a d’autres produits agréés au cahier des charges européen bio mais pas encore autorisés en France. J’aide les arbres à se défendre avec des algues marines, litothammes et extraits végétaux (prêle, ortie, pins)
La vraie solution serait de planter des variétés résistantes à la tavelure. Ces variétés sont peu nombreuses et certaines sont protégées par un dépôt de marque commerciales avec un seul metteur en marché possible (esclavage garanti pour le paysan). De plus, il faut 5 à 7 ans pour faire un arbre (soyons patients et persévérants).
En fait, le gros problème de l’arboriculture bio est son irrégularité de récolte. Il peut y avoir des années sans fruits par tavelure, pucerons, anthomone, ce qui est difficile économiquement.
De plus quand une vérole s’installe une année il faut des années pour y remédier car l’arbre est une plante pérenne et elle stocke les souches prédatrices .

Cependant, rien n’est définitif.
Il faut juste du temps pour adapter la conduite de l’arbre, l’environnement du verger, la microflore, se former à des méthodes alternatives peu rependues en France et trouver des débouchés économiquement intéressants.
Cette année sera marquée par l’arrêt des herbicides pour un travail mécanique du sol (malgré son cout en temps et énergie).
Et aussi il ne faut pas couler, car ce serait pire
Ce qui m’intéresse, c’est de progresser vers le mieux pour chacun, consommateur et production raisonnable (je pense qu’acheter du fruit bio venant de loin par camion ou venant de l’étranger n’est pas un mieux si on ne connait pas les conditions du paysan ou de ses employés).
Voilà. Bio ou pas bio, cela ne dépend pas que de moi.
Bernard Vincent



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